Les Mamies & Papis Chagrin constituent un collectif de grands-parents mais également de parents divorcés ou séparés.

 

Nous tous, sommes, à notre corps défendant, impliqués dans un processus judiciaire long, pénible, coûteux et destructeur pour nos enfants qui se séparent, mais aussi pour toute la famille.

 

Nous voyons la souffrance de nos petits-enfants face aux divergences de leurs parents sur leur lieu de résidence, sans pouvoir y remédier. Cette souffrance prend naissance dans un processus judiciaire qui est aujourd’hui inadapté et une loi qui ne protège pas de l’arbitraire et des préjugés du système social et judiciaire.

Un processus judiciaire inadapté.

 

Nous pensons que la tradition judiciaire sur la résidence de l’enfant consistant à le confier préférentiellement à la maman est inadaptée. Elle doit évoluer car elle ne respecte plus la réalité de la vie sociétale actuelle.

 

L'égalité Homme-Femme est un fait qui doit devenir réalité dans tous les domaines (travail, famille, éducation, formation ...).

 

Les femmes travaillent tout autant que les hommes et les conséquences vis à vis de leurs enfants ont évoluées : congé parental pour les papas, temps partiel pour l’un ou l’autre des parents pour pouvoir s'occuper des enfants. Les enfants sont élevés, éduqués à part égale par chacun de leurs parents et gardés par l’un ou l’autre avec souvent le soutien alternatif des grands parents.

 

Pourquoi modifier cet indispensable apport des deux parents, des grands-parents et de la famille quand les parents se séparent et qu’ils sont en désaccord sur la résidence de leurs enfants. S’ils se séparent, c’est qu’ils ne s’entendent plus et nul besoin d’argumenter sur les désaccords parentaux existants pour priver les enfants d’un de leurs parents ou de leurs grands-parents.

 

Pour quelles raisons le Juge aux Affaires Familiales (JAF) tranche-t-il quasiment toujours en faveur du parent (le plus souvent la mère) qui refuse la résidence alternée quand l’autre la souhaite et fait tout pour qu’elle soit possible ?

 

Quelles connaissances a-t-il de la psychologie familiale et de ses inter-relations si subtiles ?

 

Un processus judiciaire plus qu’arbitraire.

 

Les nombreux témoignages requis dans cette procédure pour éclairer la situation familiale de séparation nous interpellent aussi.

 

Les témoignages familiaux (en général en faveur de l’égalité parentale), au plus près des faits, sont rarement pris en compte au nom d’une possible partialité. L’usage de faux témoignages dont les auteurs ne sont jamais inquiétés n’est pas rare. Et ce sont ces faux témoignages jamais vérifiés (ou que très rarement) qui font pencher la balance. De plus, nous trouvons absurde et intolérable pour l’enfant, dans notre État de Droit, que la résidence alternée soit toujours accordée par le juge quand les parents sont d’accord et presque jamais si un seul s’y oppose (Cf. les statistiques DACS-PEJC du Ministère de la justice).

 

En cas de désaccord des parents, le juge décide seul au vu d’un dossier écrit par l’avocat de chaque partie, du partage du temps de l’enfant entre ses deux parents. Il peut parfois compléter le dossier d’une expertise consistant à auditionner chaque parent une à deux heures maximum ou ordonner une enquête sociale. L’enfant peut se retrouver privé d’un de ses parents dès le début de la procédure, cette situation, dite provisoire, peut durer 2 ans et plus jusqu’au jugement définitif.

 

Et le bien-être de l’enfant ?

 

Le plus souvent, la séparation parentale s’effectue pendant la période de construction de l’enfant la plus importante pour son développement futur.

 

Elle s’associe de plus avec la perte de relations avec la moitié de sa famille, car comment voir ses grands-parents et ses cousins-cousines quand votre propre papa n’a été autorisé à vous accueillir qu’un week-end sur deux. Tout ceci le prive hélas d’une grande partie de son insouciance d’enfant, nécessaire à son bon développement et sa construction équilibrée.

 

Priver ainsi les enfants de l’un ou l’autre de ses parents, de leur complémentarité, de leur affection, de leur éducation est une décision judiciaire préjudiciable grave de conséquences pour l’avenir des enfants. On pourrait ainsi éviter des années de prise en charge psychologique, médicales, judiciaires pour ces enfants en devenir qui souffrent souvent de troubles consécutifs à la séparation de l’un de leurs parents (syndrome de perte, d’abandon, encoprésie, comportements anxieux, dépressifs, violence contre soi et autrui, délinquance, recours aux toxiques…).

 

Ces conséquences sont quasi inexistantes pour les enfants quand la garde alternée est mise en place. Des solutions sont envisageables : en exemple, le changement alterné de résidence de l’enfant (et donc de parents) peut s’effectuer à l’école pour limiter d’avantage les risques de perturbations quand l'enfant change de résidence. De nombreux couples non séparés le font vivre à leurs(s) enfants lors de contraintes professionnelles. Cela ne pose aucun souci pour les enfants si cela leur est expliqué et bien vécu par leurs parents.

 

Nous soutenons la résidence alternée.

 

Nous, Mamies & Papis Chagrin, soutenons que l’intérêt des enfants est que la résidence alternée soit accordée de fait dés lors qu’un des 2 parents la réclame, exception faite, dans les cas de défaillance éducative grave et sérieuse (constatée chez l’un ou l’autre des parents par la justice et non par les dires, non vérifiés de l’un ou l’autre, utilisés de manière fallacieuse pour obtenir la résidence exclusive de l’enfant).

 

La résidence alternée est indispensable pour maintenir les liens de l'enfant avec chacun de ses parents dans la complémentarité des apports affectifs, éducatifs, matériels, mais aussi avec chacune de ses familles maternelles et paternelles (grands-parents, oncles, tantes, cousins, cousines, nouvelle fratrie ...)

 

Il est déplorable que la « justice » intervienne le plus souvent pour priver l’enfant d’un de ses parents. Au contraire, c’est à la loi d’assurer ce droit de l’enfant à des relations parentales équilibrées, afin de préserver ses origines, son histoire, ses racines, ses références, des souvenirs et des repères pour une construction plus riche.

 

Nous soutenons en priorité l’intérêt des enfants et l’égalité parentale.

 

Nous, Mamies & Papis Chagrin, soutenons toutes les associations qui défendent l’intérêt des enfants en priorité, le droit à l'égalité parentale à travers la résidence alternée préférentielle.

 

Les enfants n’ont pas pour vocation à régler, ni subir les différends de leurs parents, mais doivent être protégés du conflit qui a abouti à cette séparation par une loi garantissant l’égalité parentale.

 

Nous suggérons un stage à la coparentalité.

 

Nous suggérons, comme lors de la transgression du code de la route, un stage à la coparentalité pour ceux qui refusent de respecter l’autre parent dans son rôle maternel ou paternel. Chacun serait ainsi confronté à ses droits et devoirs vis-à-vis de son (ses) enfant(s).

 

L’acceptation de la réalité de la séparation serait facilitée, limitant les formes d’agressivité contre l’autre, préjudiciable au bon développement des enfants. C’est beaucoup plus le conflit parental qui est à l’origine du mal être de l’enfant que la séparation de ses parents. À condition que cette loi d’égalité parentale existe enfin, la possibilité pour le juge d’imposer une médiation pour les situations les plus difficiles serait un plus pour faciliter cette indispensable prise de conscience de chaque parent.